5 outils pour donner de l’autonomie

5 outils pour donner de l’autonomie

5 outils pour donner de l’autonomie

Lorsqu’on est parent, on se sent parfois fatigué. Parce que notre enfant ne veut pas coopérer ou parce qu’il attend que nous fassions tout pour lui. Pourtant, l’enfant est censé être enthousiaste pour tout ce qui l’entoure ! Alors, que se passe-t-il ? Peut-être un manque d’autonomie ?

Quand l’enfant manque d’autonomie, il a deux choix : soit il se révolte contre ce qu’il ressent comme des ordres de notre part, soit il se met en mode « poupée de chiffon », il nous laisse alors faire ce qu’on veut de lui, mais il ne semble plus intéressé par ce qui l’entoure. Être plus autonome, c’est être mieux capable de faire par soi-même. C’est aussi davantage décider pour soi.

Même si nous lui demandons gentiment « Peux-tu mettre ton manteau, s’il te plait mon chéri ? », l’enfant n’est pas dupe, il comprend vite qu’il est obligé de le faire !

Je vous propose ici 5 outils pour permettre à l’enfant d’aller vers plus d’autonomie.

Outil #1 – Donner le choix (vraiment)

 

L’enfant aime coopérer. Il adore coopérer. Par contre, dès qu’il est en âge de comprendre qu’il est un individu à part entière (souvent vers 2 ans), il ne supporte plus qu’on l’oblige à faire ce qu’on lui demande. Il a alors besoin de vérifier s’il a le choix de refuser ou de faire autrement. C’est la fameuse période du non. Pour passer cette période sans encombre, rien de tel que d’accepter les choix de son enfant !

Par la suite, on peut d’ailleurs lui laisser de plus en plus de choix.

Il est par exemple possible de le laisser choisir lui-même ses habits. On veillera avec lui à ce que sa tenue soit adaptée à la météo. Mais, est-ce vraiment important si les couleurs ne sont pas celles que vous auriez choisies ?

Chaque fois que l’enfant résiste à faire quelque chose, cherchez par quel moyen vous pouvez lui donner plus de liberté. Ce n’est pas parce que c’est un enfant qu’il n’a pas ses propres goûts, ses propres envies…

Un conflit règne entre votre enfant et un autre membre de votre famille ? Ne choisissez plus la solution par vous-même. Laissez les deux protagonistes proposer leurs propres solutions et aidez-les à en construire une qui convient à tous. Les solutions seront souvent plus surprenantes et dans tous les cas mieux acceptées ! Et quelle merveilleuse compétence que vous leur apprenez alors !

Outil #2 – Le droit à l’erreur

Qui n’a jamais râlé sur son enfant quand il a renversé son verre sur la table ? Et pourtant, imaginons un instant que ce soit notre partenaire qui renverse un verre. Est-ce qu’on se permettrait de faire une réflexion ?

La peur de l’échec enlève toute envie de faire. Pour permettre à l’enfant de faire ses propres expériences, il est important de le laisser essayer. Tant pis si on perd quelques assiettes au passage ! Grâce à ces essais, il va gagner en dextérité et se débrouillera de mieux en mieux.

Plutôt que de le gronder lorsqu’il casse quelque chose, il est beaucoup plus intéressant de lui apprendre à réparer les dégâts. Il apprend ainsi à assumer la responsabilité de ses actes, sans honte ni culpabilité.

Outil #3 – Aménager l’espace

Parfois, nous ne laissons pas l’enfant faire par lui-même car ce n’est matériellement pas possible. Un évier trop haut, des rangements complexes, … Il y a beaucoup de bonnes raisons pour empêcher l’enfant de faire.

Pourtant, lorsque son cerveau est assez mature pour une tâche, il est important de tout mettre en oeuvre pour lui permettre de l’accomplir. Un marche-pied, un balai à sa taille,… Il y a de nombreux outils pour adapter l’environnement à l’enfant.

Outil #4 – Donner des responsabilités

En donnant des responsabilités à un enfant, on l’inclut dans la famille. Il se sent accepté, respecté, fier de faire sa part. Cela lui donnera aussi des compétences précieuses pour sa vie future.

Les idées sont nombreuses et dépendront du caractère de l’enfant et surtout de son âge : gérer son argent de poche, nourrir le chat, passer l’aspirateur, laver le linge, faire à manger, … Mais attention, cela ne doit pas être présenté comme une punition !

Outil #5 – Leur apprendre les bons gestes

Enfin, on peut être tenté de mettre des limites par sécurité. Or, si ces limites sont légitimes au moment où elles sont posées, on oublie parfois de donner aux enfants les compétences qui leur permettront de les dépasser.

Un enfant de 2 ans sera incapable de gérer un couteau, alors que dès 3 ans, on peut lui apprendre les bons gestes d’abord avec un couteau à beurre pour couper une banane, puis un couteau à bout rond un peu plus tranchant jusqu’à arriver à un vrai couteau pointu dès que les gestes sont maîtrisés.

N’ayons pas peur de nous rendre moins indispensables !

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Hélène

Faciliter le quotidien

Peut-on imaginer une relation parent-enfant harmonieuse ? C’est ce en quoi je crois. Mais pour cela, il faut se retrousser les manches, car beaucoup de nos automatismes et schémas sont à déconstruire.

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