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Comment j’ai lâché prise sur le sommeil de mes enfants

Comment j’ai lâché prise sur le sommeil de mes enfants

Comment j’ai lâché prise sur le sommeil de mes enfants

Quand on devient parent, après les félicitations qui vont bien, une question revient dans toutes les bouches : "Et comment se passent les nuits ?" Pour tout jeune parent stressé, cela devient vite une obsession.

"Si mon enfant ne fait pas encore ces nuits, c'est que je suis un mauvais parent."

Commence alors la course aux méthodes permettant aux enfants de faire leurs nuits le plus vite possible. Mais là encore, les conseils fusent :

"Attention à ne pas le laisser dormir dans votre lit, après vous êtes fichus !" "Quoi, il dort encore dans votre chambre ! Passés les 3 premiers mois, il faut absolument qu'il s'endorme seul, dans son lit et dans sa chambre."

Pourquoi est-ce une question si centrale ?

Le sommeil, c'est la santé. On le dit souvent sans réfléchir alors qu'on devrait y accorder un peu plus d'importance. C'est effectivement un de nos besoins primaires au même titre que manger ou boire. Sans un sommeil suffisant, nos forces nous quittent, nous attrapons tous les virus qui traînent, l'énergie n'est plus au rendez-vous pour remplir nos objectifs.
Lorsque l'enfant se réveille en pleine nuit, il vient perturber notre sommeil. Son besoin de câlin, de sécurité, sa faim entrent en concurrence avec notre propre besoin de sommeil.

Ma posture pour mon fils aîné

En maman bonne élève, j'ai voulu bien faire en essayant d'appliquer tous les "bons" conseils que j'entendais. Alors, je l'ai mis très vite (à 1 mois) à dormir dans sa chambre... qui était à l'autre bout de l'appartement. Je ne voulais pas le laisser pleurer non plus donc je passais mes soirées, à côté de lui, jusqu'à ce qu'il s'endorme...
Au final, j'avais la sensation de ne plus avoir aucun moment pour moi : j'ai repris le travail à la fin de mes 10 semaines de congés maternité donc mes journées étaient remplies par mon travail et mes soirées par le coucher de mon fils. Pourtant, je ne voyais pas comment faire autrement.

À la naissance de ma fille

Quand ma fille est née, elle avait énormément besoin de contact. Pendant la première semaine, je ne pouvais pas la poser 5 minutes et elle ne dormait que quand elle était contre moi.
Il a bien fallu que je mette au placard toutes les idées préconçues sur le cododo. Si je voulais dormir un peu, il était nécessaire qu'elle soit avec moi.
À ma grande surprise, ma fille a eu un meilleur sommeil que son frère. Le cododo ne lui donnait pas de mauvaises habitudes, au contraire !

En lui donnant la sécurité nécessaire, les réveils nocturnes étaient moins fréquents et plus sereins. Comme je n'avais pas besoin de me lever pour allaiter, je me sentais aussi moins fatiguée.

Le privilège de la chambre individuelle ?

Lorsque mes enfants ont eu 1 et 3 ans, nous les avons installés dans la même chambre, juste à côté de la notre. Notre appartement francilien étant tellement petit, nous n'avions pas d'autre choix. Le regard des autres nous a beaucoup influencé sur ce point, insinuant sans cesse que c'était dommage pour eux, pour la qualité de leur sommeil.
En déménageant en Bretagne, c'est donc avec le sentiment de leur donner enfin ce dont ils avaient besoin que nous les avons installés dans leurs propres chambres. Grossière erreur. Nous avons plus mal dormis dans les mois suivants qu'à la naissance de nos chéris ! Cauchemars, angoisses, réveils nocturnes quotidiens, ....
Nous avons d'abord installés un petit matelas dans notre chambre pour permettre à notre fille de venir dormir près de nous quand elle se réveillait. Ça nous a permis de récupérer un peu. Puis, les enfants ont demandé à dormir dans la même chambre une première nuit, puis une deuxième, ... Au bout de 2 mois, nous avons finalement réaménagé une chambre commune.
Le "confort" de la chambre individuelle n'est pas forcément si confort. La chambre individuelle semble plus perturber le sommeil de nos enfants que de le favoriser.

L'heure du coucher, ou le dernier lâcher prise

Jusqu'à cette année, nous restions très convaincus qu'un enfant doit se coucher tôt, à heure fixe, ... C'est bien ce qu'on nous raconte, non ?
Mais, cela nous demandait une énergie folle ! Les enfants n'étaient pas prêts à se coucher à l'heure où nous l'avions décidé. Nous étions obligés de rester de longs moments pour les accompagner dans leur sommeil. Puis une question est venue nous titiller : est-ce qu'on les couche tôt pour eux ou pour nous ? Il nous a semblé que c'était plus pour avoir des moments de tranquillité le soir que nous avions vraiment envie de les coucher contre leur gré.
Alors, nous avons décidé de lâcher prise sur cette dernière obligation : aujourd'hui, après l'histoire du soir, nous les laissons lire tranquillement dans leur chambre. Nous leur rappelons l'heure qu'il est quand ils tardent un peu à se coucher, surtout s'il y a besoin de se lever tôt le lendemain et ils se couchent alors d'eux-même avec le sourire !
Que d'énergie dépensée pour finalement se rendre compte que nous créons un problème là où il n'y en a pas !

Et vous ? Comment se passent les nuits de vos enfants ?

Quelle est votre plus grande difficulté ? Avez-vous trouvé un équilibre pour respecter vos besoins de sommeil et les besoins de sécurité de vos enfants ? Racontez-nous dans les commentaires !

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Hélène

Équilibre, Faciliter le quotidien

Peut-on imaginer une relation parent-enfant harmonieuse ? C'est ce en quoi je crois. Mais pour cela, il faut se retrousser les manches, car beaucoup de nos automatismes et schémas sont à déconstruire.

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