Comment faire lorsque je ne suis pas bienveillant·e avec mon enfant ?

Comment faire lorsque je ne suis pas bienveillant·e avec mon enfant ?

Comment faire lorsque je ne suis pas bienveillant·e avec mon enfant ?

Parfois, nous ne sommes pas bienveillant•e•s avec nos enfants. Même lorsque nous nous sommes formés à une autre parentalité. Nous savons que notre réaction est excessive, violente et inutile. Et pourtant, c’est plus fort que nous.

Les raisons de nos réactions excessives

Nos réactions viennent de notre vécu. Nous pouvons remarquer que c’est toujours dans des situations similaires que nous craquons.

Les violences éducatives ordinaires portent bien leur nom. Elles sont ordinaires. C’est pourquoi nous n’y prétons pas attention. Nous nous disons que nous pouvons passer par-dessus. Et pourtant, les blessures qu’elles laissent peuvent étre très profondes et vives, même des années après.

D’après Isabelle Filliozat, la première chose à accepter, c’est que nous sommes responsables mais pas coupables de nos réactions. Responsables car c’est bien nous qui abîmons la relation à notre enfant par nos réactions. Mais pas coupables car ces réactions viennent d’automatismes de défense dus à des épisodes douloureux de notre vie, souvent dans l’enfance.

Pour autant, l’idée n’est pas de rejeter la faute sur nos parents ou autres adultes qui nous auraient blessés. Les violences éducatives ordinaires se transmettent malheureusement depuis des générations. À nous d’enrayer l’engrenage !

Comment se libérer de ses automatismes ?

La chose la plus importante est de ne pas culpabiliser. Ces automatismes sont puissants et agissent malgré nous.

Ensuite, nous allons devoir effectuer un travail d’investigation pour comprendre quels sont leurs déclencheurs. Pour cela, il est important de noter, à chaque fois qu’une de nos réactions est excessive, chaque fois que nous sentons que nous avons été touchés bien plus que ce que ça ne le devrait, le contexte dans lequel c’est arrivé. Quels ont été les mots et attitudes de notre enfant ? Quelles sensations nous avons eu à ce moment-là dans notre corps ? Quelles pensées nous ont traversées ?

Au bout de quelques fois, nous pourrons mieux comprendre quels sont nos déclencheurs. En les comprenant, nous pouvons les accueillir et chercher les souvenirs liés à chaque déclencheur. L’idée n’est pas de ressasser les vieilles blessures pour s’enfermer avec elles. C’est plutôt d’accueillir l’enfant que vous étiez (et qui fait toujours partie de vous) pour lui donner les mots et l’affection dont il aurait eu besoin.

Souvent, accueillir et accepter la blessure sera suffisante à faire disparaître nos automatismes ou au moins à en réduire la force de leurs réactions.

Quelques fois, cela ne suffit pas. La blessure est trop grande, trop profonde, trop ancienne. Il est alors bon de se confier à une personne de confiance. Cela peut être un proche ou un thérapeute. Savoir accepter de l’aide quand on en a besoin n’est pas une faiblesse, au contraire !

Un peu de lecture pour aller plus loin

Parce que j’adore lire et parce que c’est un moyen formidable d’apprendre et de grandir sur notre chemin de vie, je vous recommande Il n’y a pas de parent parfait: L’histoire de nos enfants commence par la nôtre* d’Isabelle Filliozat qui est pour moi la référence sur le sujet. C’est un livre merveilleux ou elle passe en revue les différents types de déclencheurs que nous pouvons avoir. C’est un véritable guide pour nous aider à décrypter nos réactions. C’est un livre à avoir dans sa bibliothèque pour pouvoir le réouvrir à chaque fois qu’on en ressent de nouveau le besoin.

Dîtes-moi en commentaire quels sont vos déclencheurs et comment vous avez pu apaiser vos réactions !

 Campagne de sensibilisation de OVEO (Observatoire de la Violence Éducative ordinaire)

* Lien affilié pour financer l’hébergement du blog.

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Un peu plus de lecture ?

Hélène

Renforcer les liens, Transformer sa parentalité

Peut-on imaginer une relation parent-enfant harmonieuse ? C’est ce en quoi je crois. Mais pour cela, il faut se retrousser les manches, car beaucoup de nos automatismes et schémas sont à déconstruire.

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