fbpx

5 outils pour une éducation non sexiste

5 outils pour une éducation non sexiste

5 outils pour une éducation non sexiste

Nous sommes nombreux à nous considérer comme féministes et vouloir une éducation non-sexiste pour nos enfants. Et pourtant, lorsqu'à l'école toutes les petites filles ne jurent que par la reine des neige, ou qu'un petit garçon qui veut porter du rose se fait embêter par les autres ou même par la maîtresse, nous pouvons nous demander quoi faire ?

Comment nourrir une philosophie d'égalité des sexes quand le monde autour de nous est si sexiste ?

#1 Phrases à bannir de notre langage

Toute phrase qui contient "c'est/ce n'est pas pour les filles/garçons" est évidemment à éviter. Pour autant, il se peut que l'une d'entre elles nous échappent ou que notre enfant l'entende dans la bouche d'une autre personne et revienne nous en parler. C'est alors l'occasion d'en discuter pour mieux décrypter ce qui est derrière et permettre à notre enfant de s'en détacher.

À 3 ans, mon fils était fan de princesse. Un jour une copine de classe lui a dit : "Les princesses, c'est pour les filles. Toi, t'as pas le droit d'y jouer !" Il est revenu en pleurant à la maison, persuadé qu'il n'avait plus le droit de jouer à son jeu préféré. Cette mauvaise expérience est devenue une formidable opportunité de lui expliquer qu'il a le droit de ne pas être d'accord, que certaines personnes limitent ce que les filles et garçons ont le droit de faire mais qu'il n'y a jamais de bonnes raisons à cela.

Si c'est vous qui laissez une petite phrase échapper. Faîtes une courte pause pour vous interroger sur l'origine de cette phrase  :

  • Pourquoi je dis ça ?
  • Est-ce ce que je souhaite pour mon enfant ?
  • Quel message je souhaite lui faire passer ?

N'hésitez pas à avoir ce raisonnement tout haut, cela aidera votre enfant à comprendre votre réaction et à sentir où sont vos priorités.

Pour aider son enfant à mieux se défendre face à ces petites phrases, Maman Rodarde a créé "des bandelettes d’autodéfense antisexiste". Vous pouvez les télécharger en allant sur son article. Cet outil est tout simplement génial et mes enfants adorent les lire et relire. À la question, "Les garçons peuvent-ils pleurer ?", 5 exemples célèbres montrent que oui, les garçons peuvent pleurer. Je vous invite vraiment à aller découvrir cette merveille !

#2 Non aux limites imposées par la société

Les commerciaux veulent nous faire croire que les besoins physiologiques de nos enfants sont différents et nécessitent un cloisonnement très net des articles filles et garçons. Or, quelles sont ces différences ? Mis à part les culottes, y a-t-il un vêtement qui serait confortable pour l'une et inconfortable pour l'autre. Pourquoi séparer les rayons filles et garçons ? Quand on ose se poser la question, on réalise que là encore, aucune bonne raison ne justifie cette séparation. Essayez de vous ballader dans les rayons de l'autre sexe et voyez comme un bon nombre d'articles sont adaptés à votre enfant. Avant la puberté, il y a très peu de différences morphologiques. Ce cloisonnement est donc tout à fait injustifié.

Les enfants sont souvent source d'inspiration pour nous aider à nous déconditionner. Ils ne voient pas (encore) les limites implicites que nous avons du mal à franchir. La dernière fois que je suis allée acheter des bottes avec mon fils, il a jeté son dévolu sur une paire rose framboise. Un peu stressée face à l'accueil qu'il pourrait avoir, je n'ai pu m'empêcher de l'avertir. Il a maintenu son choix et les porte toujours avec plaisir. Il a 7 ans et je me sens très impressionnée par sa détermination à être celui qu'il veut. Aujourd'hui, je me demande même comment j'ai pu avoir peur face à ce choix.

#3 Laissons nos enfants choisir ce qu'ils veulent être

Ne créons pas le genre : quand notre fils demande à se vernir les ongles ou se faire une queue de cheval, disons oui ! De la même façon, il est important de vérifier que nous n'empêchons pas plus souvent notre fille d'explorer qu'un garçon :

  • En lui achetant des vêtements inadaptés, comme une robe trop longue, une jupe trop serrée, des ballerines qui ne tiennent pas aux pieds, nous entretenons la fausse croyance que les filles courent moins vite que les garçons. Encore une fois, avant la puberté, c'est faux !
  • En étant plus inquiet et en lui faisant savoir à travers des phrases comme "fais attention, tu vas tomber", on lui montre que nous n'avons pas confiance en ses capacités. Cela impacte durablement sa propre confiance en elle et sa capacité à oser expérimenter.

#4 Attention au sexisme inconscient

Si comme moi, vous avez des enfants des deux sexes à la maison, soyez vigilant sur les différences dans vos attentes. Nous sommes parfois surpris de réaliser que nous pensons être très égalitaires sur ce plan alors qu'inconsciemment, nous ne demandons pas les mêmes choses.

Lorsque nous demandons à notre fille de mettre la table ou de mettre la machine à sécher, demandons-nous si nous faisons aussi souvent la demande à notre fils.

Laissons-nous notre fils exprimer ses émotions avec une patience égale à celle pour notre fille ?

#5 Rendons leur place aux femmes dans l'imaginaire collectif

Nourrissons les imaginaires et références culturelles de toute la famille à l'aide de supports qui soutiennent l'égalité des sexes. Notre société est très sexiste : les sports féminins sont dévalorisés, les auteures françaises n'ont pas de place dans les programmes du baccalauréat, des scientifiques éminentes se sont vues spolier leur travail par les hommes ...

Face à ce constat révoltant, à nous de renverser la machine. Sortons les grandes femmes de l'ombre dans laquelle l'histoire les jette.

Je vous propose deux supports qui m'ont touchée. Il change notre façon de voir les femmes, en particulier sur leur place dans l'histoire et dans la construction de notre monde. Si vous recherchez des histoires de princesse au petit pois, passez votre chemin. Ici, on ne vous parle que de rebelles, de vraies femmes qui ont du chien !

Le premier support est plutôt pour les grands (parents ou enfants à partir de 10/12 ans) C'est un dossier créé par France Culture pour présenter 5 femmes dont les avancées majeures en sciences ne leur ont pas été attribuées. On y apprend par exemple que la théorie de la relativité générale (rien que ça !) ne serait pas que le fruit du génie d'Albert Einstein mais aussi celui de sa femme restée pourtant dans l'ombre de son mari.

On y découvre aussi Lise Meitner, l'une des découvreuses de la fission nucléaire. Pourtant, seuls ses collègues masculins recevront le prix nobel de la chimie. 

Ces histoires sont plutôt tristes mais elles ne doivent pas êtres oubliées. Pour les plus jeunes, il est aussi important de leur faire découvrir des héroïnes ne notre Histoire, mais à travers des récits moins révoltants !

Le livre Histoires du soir pour filles rebelles de Elena Favilli  et Francesca Cavallo est sans hésité notre coup de coeur de l'année ! Détrompez-vous, ce livre n'est pas réservé aux filles malgré son titre. C'est d'ailleurs un des livres préférés de mon fils.

On y découvre 100 histoires de femmes dirigeantes, sportives de haut niveau, militantes et autres rebelles ... De quoi faire un pied de nez à tous ceux qui disent que les filles ne sont pas capables de remplir ces rôles traditionnellement réservés aux hommes.

Chaque récit fait une page. Il est accompagné d'une jolie illustration qu'on ne se lasse pas de regarder. Il nous arrive souvent de l'ouvrir au hasard pour en lire une page et sans nous en rendre compte, nous continuons à lire les récits les uns après les autres.

Quelles sont vos astuces pour enrayer le sexisme auprès de vos enfants ?

Dîtes-moi tout en commentaire ! Faisons de nos enfants les meilleurs garants d'une société équitable !

Pour recevoir les 4 étapes clé pour une routine du soir ZEN avec son enfant

En soumettant ce formulaire, j'accepte que mes informations soient utilisées uniquement dans le cadre de ma demande et de la relation commerciale éthique et personnalisée qui peut en découler.

Un peu plus de lecture ?

Hélène

Renforcer les liens, Transmettre des valeurs

Peut-on imaginer une relation parent-enfant harmonieuse ? C'est ce en quoi je crois. Mais pour cela, il faut se retrousser les manches, car beaucoup de nos automatismes et schémas sont à déconstruire.

Poster un Commentaire

avatar
  Subscribe  
Me notifier des

Tous droits réservés. Hélène Leray